15 novembre 2025

Mon parcours…





Je suis né le 23 juillet 1959 à Savigny sur Orge. Mon père était tôlier-chaudronnier. Après avoir travaillé à la chaîne et en horaires décalés dans l’industrie automobile, il avait été embauché à Air France (Orly n’était pas loin...) pour la réparation des autocars. Il y restera jusqu’à sa retraite. Ma mère était dactylo. Après un arrêt pour s’occuper de ma sœur et moi, elle a repris le travail et occupé successivement de nombreux postes plus ou moins précaires. Elle a fini sa vie professionnelle dans un emploi de bureau à Rungis (qui n’est pas loin non plus…). .
J’ai eu une enfance heureuse dans un petit pavillon de banlieue dans ces années soixante et soixante-dix marquées par le plein emploi et la société de consommation. 
Plutôt bon élève, j’ai pu aller au lycée, ce qui n’était pas si courant pour les enfants de la classe ouvrière dans ce début des années 70. J’ai eu mon bac B en 1976 puis, logiquement,  je me suis inscrit à l’université Paris Panthéon-Sorbonne pour faire des études d’économie. Après celles-ci, je me suis inscrit aux concours d’enseignement pour devenir prof de Sciences Économiques et Sociales (SES). 
Pendant le même temps, j’ai exercé la fonction d’animateur puis de directeur de centres de vacances. Ces fonctions d’animation volontaire ont été très formatrices pour moi. J’y ai découvert le travail d’équipe autour d’un projet partagé, qui a été une constante de ma vie professionnelle et militante. On peut dire aussi que l’animation a été très utile pour me former à la pédagogie et à mon métier d’enseignement. 
 
J’ai obtenu le CAPES en 1981. J’ai d’abord été nommé trois ans en Alsace (Colmar puis Mulhouse) avant de revenir dans l’Essonne au lycée de Montgeron (91) où je suis resté seize ans. Je me suis investi dans plusieurs activités complémentaires de mon métier d’enseignant. J’ai, par exemple, travaillé sur l’utilisation de ce qu’on appelait à l’époque l’«informatique» dans l’enseignement et produit des outils numériques pour les SES J’ai aussi participé à l’élaboration de plusieurs manuels scolaires (Belin, Hachette,…) à des fiches de révision (Phosphore) ou encore des vidéos pédagogiques. En 1995, j’ai, dans le même temps, obtenu l’agrégation de Sciences Économiques et sociales (reçu 3ème).
 
 
Alors que j’étais président des Centres d’entrainement aux méthodes d’éducation actives (CEMEA) de l’Essonne, j’ai pu aussi combiner l’animation et l’enseignement à plusieurs reprises. J’ai animé un journal scolaire dans mon lycée. Et surtout, pendant une dizaine d’années j’ai dirigé pour les centres de vacances de la Poste et de France Télécom, un « stage Prébac » destiné aux jeunes ayant besoin d’un soutien pour le bac. 
En 2000, se produit un changement dans ma vie personnelle et cela me conduit à accepter un poste d’enseignant au Lycée Français de New York (LFNY). Je passe deux ans dans ce lycée très privilégié au cœur de Manhattan. Ce pas de côté me permet d’avoir du recul sur le système français.
Au milieu de ces deux années, se produit un évènement qui me marquera profondément : le 11 septembre 2001. J’ai vu le deuxième avion s’écraser contre la tour, j’ai vécu avec tous les new-yorkais ces journées terribles. J’en garde encore un souvenir très vif. Pendant des années, je n'ai pas pu vraiment en parler tant l’émotion était forte. 

En septembre 2002, je reviens en France et le hasard fait que je suis nommé dans le lycée où j’avais été élève ! J’enseignerai 20 ans au Lycée Jean Baptiste Corot à Savigny sur Orge dans la banlieue où je suis né et où j’ai grandi, avec le sentiment de rendre à ces élèves, qui me ressemblaient bien plus que ceux du LFNY, ce qui m’avait été donné par l’école publique. 
 
Avec ce retour en France, j’ai poursuivi mon engagement associatif et bénévole. C’est dans le CRAP-Cahiers Pédagogiques que je me suis investi. C’est un mouvement pédagogique qui publie une revue « les Cahiers Pédagogiques » fondée en décembre 1945. J’en suis devenu le président entre 2007 et 2015. Je dis souvent, qu’en fait, j’ai dirigé une petite entreprise de l’économie sociale et solidaire avec une dizaine de salariés et un journal à produire chaque mois. Il faut tenir compte des contraintes économiques, bien gérer les ressources, produire la revue à temps en respectant les délais Et tout cela, en assumant aussi une fonction de représentation. Cette responsabilité a été lourde mais extrêmement formatrice. 
En 2006, je suis devenu professeur en temps partagé à l’IUFM de Paris c’est-à-dire le lieu de préparation aux concours et de formation des professeurs débutants. J’ai donc partagé mon temps pendant 16 ans entre le lycée où j’assurais la moitié de mon service, l’IUFM qui deviendra ensuite l’ESPÉ puis l’INSPÉ (l’Éducation Nationale est la manufacture des sigles !) et mes activités associatives. L’arithmétique n’est pas si simple : un mi-temps + un mi-temps ça fait bien plus qu’un temps plein. Alors, avec en plus un troisième, les semaines sont bien chargées !

Tout cela s’est accéléré en 2015. Le mouvement que je représentais a pris position pour la réforme du collège menée par la ministre Vallaud-Belkacem. Cela a entrainé une exposition médiatique bien plus importante que celle que j’avais construite pour améliorer la notoriété des Cahiers Pédagogiques. J’ai aussi éprouvé à cette occasion les mécanismes de la haine en ligne et tous les excès des réseaux sociaux. C’est aussi ce qui a été le déclencheur du livre que j’ai publié en 2021 Je suis un pédagogiste (ESF-Sciences Humaines) où je reviens sur les accusations de « pédagogisme » et toutes les caricatures qui y sont associées. 

En 2016, j’ai été nommé à la présidence du Conseil National de l’Innovation et de la Réussite Éducative (Cniré) une instance dont j’étais membre (en tant que président du Crap) depuis sa création en 2013. Avec ce conseil composé de représentants de l’éducation nationale et d’autres ministères ainsi que des associations complémentaires de l’école, nous avons produit un rapport en mars 2017 « Innover pour une école plus juste et plus efficace ». Je suis très fier de ce qui a été produit même si je regrette que ces propositions n’aient pas été retenues par le ministre Jean-Michel Blanquer.
J’ai aussi participé, durant cette période, à une commission mixte du Conseil Supérieur des programmes et du Conseil École-Économie pour faire un audit des programmes de Sciences Économiques et Sociales et proposer de nouveaux programmes pour cette discipline. La participation à une telle instance est un des exercices les plus complexes que j’ai pu faire au cours de ces dernières années. C’est un exercice ingrat fait de patience, d’écoute et de négociations voire de diplomatie. Et comme souvent dans ce type d’engagement on y prend plus de coups que de compliments pour un résultat incertain! Les programmes qui ont été appliqués et sont actuellement en vigueur ne sont pas ceux que nous avions préconisés. 
 
Toutes ces réflexions et ces expériences, je les ai évoquées dans des textes sur mes blogs, dans plusieurs médias et sur les réseaux sociaux. J’ai créé un premier blog « Chronique éducation » en 2004. Je me suis inscrit sur Facebook et Twitter en 2009. Outre quelques contributions sur les Cahiers Pédagogiques et d’autres supports, je publie surtout une chronique mensuelle pour la revue Alternatives Économiques. Et je produis des billets également dans un autre blog sur Médiapart. Avec ces supports d’écriture et ces médias qui me procurent une certaine audience, je pense ainsi continuer à contribuer au débat public dans le domaine de l’école et de l’éducation qui a été le champ pour lequel j’ai le plus milité. 
 
J’entame aujourd’hui un nouvel épisode de mon parcours de vie. J’ai rencontré Catherine  en 2004. Nos vies professionnelles et nos contraintes familiales nous ont fait choisir une vie où nous venions alternativement chez l’une ou l’autre pendant le week-end et les vacances. Les démographes et sociologues parlent de « conjugalité non-cohabitante » ! 

Après avoir pris ma retraite en 2022, j’ai pu la rejoindre à titre définitif (!) à Auvers sur Oise. C’est dans cette ville que j’aime que j’ai aujourd’hui envie de m’investir au service de la commune et de ses habitants. Avec le sentiment que l’expérience accumulée, que j’ai essayée de résumer ici, puisse très modestement y contribuer. 
 


Pour retrouver l'essentiel de mes écrits...
Mon blog historique (créé en 2004) : Chronique éducation


La chaîne YouTube TeachSchnock, et le blog associé, consacrés à la pédagogie


Pour le reste , adressez vous à Google (ou un autre moteur de recherche...)!

Je signale que je ne suis pour rien dans la page Wikipedia qui m'est consacrée 
(je suppose que c'est un ancien élève qui l'a réalisée...?)

La compilation des vidéos de présentation de ma candidature aux municipales 2026 à Auvers-sur-Oise avec le collectif Auvers Ensemble et Autrement est disponible sur YouTube


Un idéaliste en “politique”

J’ai perdu ma naïveté et mes illusions avant mes derniers cheveux. Je ne suis plus très jeune. J’ai expérimenté pas mal de situations nouvel...